ESPACE CITOYENS

 
MUNICIPALES 2020
Entre vague écolo et listes participatives citoyennes

Les élections municipales de 2020 marquent un tournant fort pour les écologistes qui ont su convaincre de nombreux électeurs. Ce succès, "Les verts" le partagent avec l'émergence des listes participatives et d'innovations démocratiques qui n'ont pas démérité, au contraire. En effet, derrière "la nouvelle vague écolo" se cache une autre réussite, moins médiatique mais tout aussi importante : celle des listes citoyennes et participatives. Plus de 400 listes citoyennes se sont présentées aux municipales de 2020, Toulouse, Montpellier, Brest, Nancy, Poitiers, Dieulefit... toutes avaient le même objectif :  porter un projet de société avec l'intention de changer de démocratie. Changer la posture des élus et faire participer les habitants dans les décisions qui doivent être prises pour leur ville ou village. Le maire ne doit plus décider seul, le peuple doit être associé aux décisions. 

 

Bravo aux 66 listes citoyennes victorieuses de ce second tour ! Vous êtes un espoir d'Avenir pour celles qui cette fois n'ont pas réussi. Un grand bravo à la ville de Poitiers qui après 43 ans aux mains des socialistes accueille une nouvelle équipe issue d'un mouvement citoyen "Poitiers Collectif", avec à sa tête Léonore Moncond'hui, 30 ans, désireuse de redonner confiance aux citoyens pour qu'ils puissent se réapproprier la démocratie à l'échelle locale, et ainsi en finir avec la verticalité du pouvoir qui détourne les gens des urnes. 

 

En France, la démocratie participative fait petit à petit son chemin, et ce depuis plusieurs années, à l'instar de la Convention citoyenne pour le climat, reflet de la volonté d'associer les citoyens aux décisions. Ne perdons pas cet élan, même pour les listes qui n'ont pas été élues, elles doivent être l'opposition citoyenne, celles qui observent et apprennent de celles qui ont été élues pour espérer un raz de marée citoyen en 2026 !

Sindy-Yakaozé

Le 07/07/2020

ENGAGEMENT
DANS LA CITÉ
Tous, soyons acteurs de la vie de notre village

La citoyenneté se définit par la participation à la vie de la cité. Des droits et des devoirs la définissent comme la participation par le vote.

Mais l'engagement prend aussi différentes formes d'investissement dans la vie collective (militantes, associatives, syndicales) qui commence à l'école. Les formes de l'engagement dépendent des différents types d'acteurs qui l'illustrent.

 Retrouver le sens d'un engagement collectif pourrait tout à la fois être le moteur et l'objectif d'une mobilisation des jeunes générations dans la vie de la cité.

Le mouvement "Citoyen et participatif" n’entre pas dans le schéma habituel des partis politiques puisqu’il est… apolitique. Ni gauche, ni droite. Porter un nouveau projet de société basé sur l’humain afin de lui permettre de vivre en osmose avec son environnement. Puisqu’il faut lui donner un nom appelons-la "Démocratie participative"

Changement lexical : la Politique se débarrasse du politicien et de ses manœuvres axées essentiellement sur le pouvoir.

Depuis quelques temps nous notons un changement ontologique de l’individu plus attiré à se replier sur soi-même que vers l’autre. L’esprit communautaire tend à fondre et pourtant l’avenir nous appelle à réagir dans le partage et l’échange.

L’élection municipale est un degré dans l’échelle humaine acceptable pour la reconnaissance. Notre village s’y prête de par le nombre réduit de sa population.

Lors des dernières élections en mars 2020 où le taux d’abstention a été très élevé plusieurs listes se sont présentées avec en final 56 voix qui ont permis d’élire et de reconduire au fauteuil de Maire celui  qui y siégeait depuis plusieurs années. C’est un fait et respectons le vote. S’acharner en contestant le choix des électeurs n’est pas productif mais battons-nous pour ceux qui nous ont soutenus. Il existe donc une majorité et de fait une minorité que nous appellerons opposition pour faire simple.

Comment se comporter en tant qu’opposant ?

L’opposition constitue un  "contre-pouvoir". Elle permet d’éviter que la majorité élue n’ait la tentation de mener une action portant une atteinte aux droits et libertés. L’opposition doit être attentive aux règles de droit qui régissent la cité. Elle ne doit pas systématiquement être contre un projet pour autant que ce dernier est bénéfique pour l’ensemble de ses citoyens. Par contre, elle doit être attentive eu égard aux électeurs qui l’ont soutenus. Il ne s’agit pas d’une vengeance à l’encontre de celui qui a été vainqueur de l’élection municipale mais d’une attention permanente aux actions menées par la majorité.

Michel Géozé

Le 21/07/2020

ERREURS &
RESPONSABILITÉS
 
«C’est pas moi, c’est l’autre» ou l’art de se dérober

Il faut se souvenir de notre enfance et plus particulièrement de l’école lorsqu’une bêtise était commise et que l’instituteur ou institutrice nous toisait du regard.

Invariablement, jaillissait de notre bouche "C’est pas moi M'sieur / M'dame" même si nous étions complice de l’incartade.

Peut-on imaginer, une fois adulte, de la même excuse ? Je pense que oui ? mais en formulant une autre réplique du genre : "Ce n’est pas de ma faute". C’est déjà reconnaître la bévue mais en la relativisant. Prenons par exemple le citoyen exigeant envers les autres et bien souvent spectateur de l’action en distillant ses avis "Ya Ka", "Faut faire" et qui, en tournant les talons, fait croire à ceux et celles qui vont agir la possibilité de les critiquer.

Nature humaine bien évidemment et comme dirait le poète Paul Éluard "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d’autre". Il faut du bonheur et celui-ci se trouve dans le partage et le don de soi.

Or, très souvent nous invoquons une excuse pour relativiser une faute, un empêchement. Prenons l’exemple du jeu du tarot. Pour faire simple, l’excuse est un peu le "joker", jouez cette carte si vous ne souhaitez pas utiliser une autre carte. Passons à autre chose et oublions de répondre réellement au problème posé. La vie sera-t-elle un jeu dans lequel seuls les autres auraient une responsabilité ?

En d’autres termes serait-il plus aisé de rejeter sur l’autre ce que notre tempérament refuse d’admettre pour soi-même. En victimisant l’autre on s’absout de toutes conséquences.

J’en reviens à la citation de Paul Éluard qui conclut sur le bonheur : ne pas assumer sa responsabilité en refusant d’aller vers l’autre c’est refuser ce bonheur si proche et poursuivre sur un chemin pierreux alors que l’herbe toute fraiche revigore la marche en avant.

 

Ne stagnons pas, ne refusons pas les idées novatrices sous prétexte que la peur nous protège. Dressons-nous en acceptant les responsabilités même si elles ne sont que partielles dans l’action. Engagement pour notre qualité de vie, engagement pour nos enfants. Reconnaissons nos fautes afin qu’elles se transforment en actions bénéfiques.

 

Nul est parfait. Admettre ses erreurs permet d’apprendre, rend plus fort et permet d’avancer.

Michel Géozé

Le 10/08/2020

SAUVETERRE
... mars 2026
Sauveterre2026.jpg
 
Sauveterre s'offre une toute autre destinée, grâce à la prise de conscience citoyenne qui a su dominer la peur du changement.

Ovni politique, la démocratie participative est une fenêtre ouverte sur un nouveau monde :

humaniser l'Humanité, établir durablement des rapports harmonieux entre les humains mais aussi entre les humains et la nature.

 

"

La commune est devenue un véritable bassin de la vie politique.

Les Sauveterrois n'en pouvaient plus de subir,

ils voulaient un nouvel horizon, de nouvelles perspectives d'avenir

pour eux et leurs enfants.

 

J'ai 40 ans, nous sommes en mars 2026, les Sauveterrois refusent la politique de ces six dernières années incarnée par un seul "chef" qui prend des décisions sans inclure le peuple.

 

Mars 2026, la démocratie participative a parlé

 

Me revoilà 6 ans plus tard, il fait doux pour un mois de mars, les hivers comme ont les a connu ne sont plus. Sauveterre a fait son chemin et nous avons cheminé avec lui. En l'espace de six ans, notre commune a été le théâtre de tellement de rebondissements. Elle s'est émancipée, et moi avec elle.

 

Nous sommes nombreux dans cette salle des fêtes, bien plus qu'il y a six ans, rappelez vous le COVID-19 avait fait fuir les urnes. Il se tiennent devant nous, ceux et celles que nous avons choisi pour nous représenter démocratiquement. Oui, vous avez bien lu, ceux et celles que NOUS AVONS CHOISIS DÉMOCRATIQUEMENT, incroyable c'est vrai, mais finalement pas impossible. Ils sont le symbole de la réappropriation de notre village, de notre volonté de s'investir et de s'engager pour l'avenir.

 

Les citoyens Sauveterrois ont repris leur place ! À tâtons, nous nous sommes replacés au cœur de la politique de notre village. Nous avons élaboré des projets environnementaux, sociaux et culturels pour nous permettre, citoyens et citoyennes de se réapproprier notre existence en reprenant le pouvoir par le bas.

 

Non sans mal, car il a fallu faire face à des réfractaires retenus par leur peur d'un avenir nouveau. Le temps a néanmoins fait son travail, l'idée de remplacer l'Etat et ses gouvernances verticales, le capitalisme, l'urbanisation à outrance, le consumérisme, la hiérarchie... par des institutions de démocratie directe, de coopération et d'altruisme a séduit et même les plus sceptiques. La démocratie participative qui est restée longtemps dans les esprits comme "marginale" ou comme une "culture alternative" a pris racine, ici, à Sauveterre.

 

Sauveterre, une commune devenue "municipalisme libertaire"

 

C'est maintenant que tout commence, la commune est devenue un véritable bassin de la vie politique. Les Sauveterrois n'en pouvaient plus de subir, ils voulaient un nouvel horizon, de nouvelles perspectives d'avenir pour eux et leurs enfants. Nous avions le sentiment de ne pas être écouté, nous nous heurtions à un système qui emmure, voter tous les 6 ans ne suffit plus, manifester est de plus en plus difficile. Nous étions bien décidés à agir, guidés par notre désir d'émancipation et de rupture.

 

Notre démarche s'inscrit au delà des élections, qui ne sont qu'un levier parmis d'autres pour renforcer notre envie de transformer le système en mal de démocratie.

 

Les Sauveterrois ont tissé leur toile patiemment mais sûrement. Une liste citoyenne a été créée et constituée de citoyens et citoyennes que nous avons choisis au cours des nombreuses assemblées citoyennes.

"Votez pour vous" était le slogan, il a résonné en chacun d'entre nous. Les voilà, debout face à nous, dans cette salle des fêtes qui avaient été 6 ans auparavant le théâtre de notre défaite. Aujourd'hui c'est la démocratie participative qui l'emporte, et avec elle l'espoir d'une société plus juste et soutenable.

 

Sans programme, se sont des propositions qui sont faites, elles seront examinées lors d'assemblées, nous examinerons ensemble si les propositions correspondent à l'aspiration des Sauveterrois et aux priorités de notre commune. C'est nous tous, qui imaginons les projets de demain, les décisions sont prises lors d'assemblées populaires décisionnaires, au vote à la majorité par référendum d'initiative citoyenne. Ces assemblées sont menées par des délégués qui sont tirés au sort, tout comme les élus, ils exécutent les tâches qui ont été décidés lors de ces assemblées communales. En parallèle des conseils citoyens sont mis en place ainsi que des commissions participatives. La démarche se veut co-constructive et collaborative entre tous les acteurs, dans le but de mettre en place une politique municipale.

Une émulsion citoyenne Sauveterroise est née !

 

Nous avons la chance d'être accompagnés par d'autres communes qui ont déjà expérimenté la démocratie participative, ainsi nous pouvons compter sur leur expérience pour créer la notre.

 

Une France en ébullition

 

Depuis plusieurs années, la France est en ébullition, les français expriment leur envie de transformation sociale, écologique et démocratique que nous devons enraciner au niveau communal. Dans les quartiers, dans nos villages, dans nos villes, la participation citoyenne doit s'inscrire dans un processus révolutionnaire. La démocratie participative est une fenêtre ouverte sur un nouveau monde : celui d'humaniser l'Humanité, établir durablement des rapports harmonieux entre les humains mais aussi entre les humains et la nature.

 

2026, les Sauveterrois ont eu l'audace de prendre leur destin en main et de tenter l'aventure citoyenne !

Sindy Yakaozé

Le 03/09/2020

Sources: Yakaozé, le blog